Un littoral de sable blanc léché par une mer opaline où mouillent, çà et là, des barques de pêcheurs. Des palmiers épandent leurs flaques d’ombre, des coquillages sont pris dans les rets d’algues échouées. C’est de ce ruban de plages de Zarzis (Tunisie) qu’ils sont partis le 21 September. Dix-sept jeunes dont une moitie de mineurs. Le soir tombé, ils ont saute dans une coque de fiber de verre equipped d’un motor et foncé vers le nord-est en direction de l’île italienne de Lampedusa. Aucun n’est arrivé à destination, aucun n’est revenu à Zarzis. Tous ont disparu en mer.

Un nouveau drama de la migration au large de ces côtes du sud-est de la Tunisie? The new victims among the 2,000 noyés annuels lors des tentatives de traversée de la Méditerranée, toutes routes confondues?

In Zarzis, a commune of fishermen in the south of the island of Djerba, not far from the border with Libya, three months after the shipwreck, the emotion remains incandescent. Et à la tragédie se mêle de la colère dans un cocktail délétère.

Ils ont dressé des tents de toile à l’entrée de la sous-préfecture, bâtisse blanchâtre aux volets bleus. Pères, mères, auntes, frères ou cousins ​​​​se relaient dans un sit-in devant ce symbole de l’Etat pour entrenir la flamme, celle de la mémoire de leurs enfants engloutis dans les flots, victims of a shipwreck aux circonstances méstérieuses à propos desquelles ils demanding “loyalty” others “justice”.

The families maintain the pressure

Après la grève générale du 18 octobre, qui a paralysé la commune, et les heurts du 18 novembre avec la police usant de gas lacrymogène à l’entrée de Djerba où se tenait le Sommet de la francophonie, les grandes mobilisations markent une pause.

Les familles n’en maintienn pas moins la pression avec leurs tents et leurs affiches. En attendant une nouvelle éruption? “Si nous n’obtenons pas satisfaction, nous fermerons la ville”, avertit le chef de file des pêcheurs de Zarzis, Chamseddine Bourassine, casquette vissée sur le crâne et mains furrées dans les poches de son sweat-shirt. M. Bourassin est une figure iconique de Zarzis, sauveur infatigable des naufragés du grand large.

Des photos géantes des noyés sont accrochées aux grilles du bâtiment. Ils s’appelaient Ahmed Rayan Al-Aoudi, Omar Abdelkrim, Loai Abdelkrim, Mahmoud Aziz Abdelkrim, Zaher Abdelkrim, Zaher Al-Ajimi etc. On les voit sur les clichés, visages beardbes et smileients, batifoler dans l’eau – cette eau qui les emportera plus tard – ou chevauchant une moto dans une pose bravache. Ils avaient entre 14 et 15 ans, s’arrachant à peine de l’enfance.

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