The Kurdish community and its supporters are reuniting on the same day at the Republic Square in Paris to demand truth and justice, after an attack made three dead and three wounded in the vicinity of the Kurdish cultural center Amet Kaya, in the 10th arrondissement.

De la tristesse et de la colère, des tears et des visages fermé. On the place de la République noire de monde et hérissée de flagaux, des centaines de personnes criaient Saturday, December 24 in Kurdish “Les martyrs ne meurent jamais” et “vérité et justice”. Assemblés pour rendre hommage aux trois personnes assassinées vendredi dans une attacke à proximité d’un cultural center Kurd, les demonstrators brandissaient des flags rouges et des affiches à l’effigie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Ocalan.

Une affiche “hommage aux militant.es kurdes tué.es, à Paris, le 24 décembre 2022. © Lou Romeo, France 24

Tous disent leur inquietude et leur colère, après que le main suspect, William M., un retraité français de 69 ans, a motivé son acte durant sa garde-à-vue par son caractère “raciste”. Multirécidiviste, le suspect était sorti de prison le 12 décembre dernier, aprè un de détention provisoire pour avoir attacé des migrants au saber en 2021.

“Nous sommes soudés”

“On s’est réunis aujourd’hui pour montrer qu’on est toujours là même si on se fait tuer, explains Leiza, 22 ans. Il faut vraiment que la France réponde à ces crimes qui se passent sur son territoire. Moi, je suis franco-kurde, mes parents ont fui leur terre pour vivre ici paisiblement, pour avoir le droit de vivre leur culture, pour écouter de la musique kurde, des choses qui leur étaiten interdites. Voir qu’ils se font tuer ici aussi, c ‘est triste et cela me fait peur. Je suis là pour montrer que nous sommes soudés, et que nous répondrons toujours pésents.”

Vue du assemblement sur la place de la République, le 24 December 2022, in Paris.
Vue du assemblement sur la place de la République, le 24 December 2022, in Paris. © Lou Romeo, France 24

Fesih, 40 years old, part of a young man. Il est vu ce matin de Rennes (nord-ouest) en voiture, avec son fils de trois ans. “Je suis là car j’ai mal au cœur, et parce que je suis en colère,” confie-t-il. “C’est important pour nous de nous reunir, d’amener nos enfants, alors que nous sommes encore une fois visés. Pourquoi est-ce que cela arrive aux Kurdes?”.

Marc-Johane, a 20-year-old Frenchman, came to support and denounce the role played by the “extreme-right” in this “racist” attack. “I have come for solidarity, explain the young man. The extreme right has attacked, and it risks reproducing, if you don’t protect yourself, it will lead to disaster. It started with discourse, and now sont des meurtres!”

Mais ils sont peu, dans la foule, à partager cette analyse. The majority of the demonstrators evoke instead the participation of Turkey, en guerre avec le PKK, bien qu’aucun élément ne l’atteste à ce stade de l’enquête.

The triple murder of vendredi is actually echoed in the memory of the demonstrators of the murder of three Kurdish militants on January 9, 2013. Sakine Cansiz, Fidan Dogan and Leyla Soylemez were killed by bullets in a similar context and in the Circumstances of trouble qui n’ont jamais été élucidées, le main suspect étant mort d’un cancer avant d’avoir pu être jugé. La ressemblance entre les deux affaires n’a en tout cas pas échappé aux manifestants, qui brandissent des placards ornées du visage des svitres.

“Je veux la vérité”

“On est là aujourd’hui pour commémorer nos camarades tombés hier et pour réclaimer la justice. Ce nouvel assassination a lieu presque dix ans jour pour jour après le triple feminicide”, pointe ainsi Ali, 22 years old. “Je pense que c’est un acte planinié, manigancé par les Turcs.” Erdogan threatened the Kurds in Europe il ya un mois, ce n’est pas anodyn. Je veux la vérité sur tout ce qu’il s’est passé. ”

Pour Evin, Franco-Kurd de 22 ans, il est donc fondamental que le parquet national antiterroriste (Pnat) se saisisse de l’affaire.

“On veut que cet acte soit reconnu comme terrorist et que la lumière soit faite entirely sur les motivations du shooter, estime la jeune femme, venue avec sa famille et ses amis au rassemblement depuis le Val-d’Oise, en Île-de- France. Notre communauté a été visée et je ne me sens plus en sécurité, cela aurait pu être moi! On veut que justice soit faite!”

The national anti-terrorist parquet (Pnat) has returned to the places of the attack but for the hour, there is “a kind of element that privileges the necessity of their seizure”, explained the prosecutor of Paris. bien que le mobile raciste de l’acte ait été retenu par l’enquête. Mais sur l’estrade, des discours en Kurde et en français se succèdent, et appellent à une enquête approfondie. SOS Racisme, le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples, et la Ligue des droits de l’homme sont pésents, tout comme plusieurs driinges politiques.

Sylvain Maillard, député Renaissance de Paris, promet ainsi à la crowde : “rien ne sera caché, nous devons savoir exactement ce qu’il s’est passé hier, comme ce qu’il s’est passé il ya dix ans”, tandis que le leader de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, said: “nous demandons que le parquet national antiterroriste soit saisi. Ce n’est pas une aventure individuelle.”

“Vous êtes chez vous”

Émue, la mayor du 10ᵉ arrondissement s’est quant à elle adressée à cette communauté très présente dans son quartier : “Le 10d est la terre des Kurdes depuis des dizaines d’années, at-elle declared. Je vulais vous dire notre chagrin que Paris, terre d’accueil, soit une terre qui fait peur aux Kurdes. Vous êtes chez vous!”.

Si son discours est noyé par les applaudissements, craintes et colère parsèment la crowde. “Le gouvernement français ne nous protège pas, denônce Konak, franco-kurde de 37 ans. On est là pour protester, alors qu’on nous masacre. Nous sommes Kurdes, 50 million de personnes divisees entre quatre pays, nous n’avons pas d’État, et bien trop de problèmes. Nous avons combattu contre Daesh, et tout ce que nas voulons, c’est proteger notre peuple.”

The face of one of the victims killed yesterday, Emine Kara, connue aussi sous son nom de guerre Evîn Goyî, est ainsi imprimé sur de nombreuses placardes. La jeune femme avait combattu Daesh avant de s’exiler en France pour y soigner ses injuries de guerre et s’occuper du Mouvement des femmes kurdes en France. Arrivée il ya un an, sa demande d’asile venait d’être refusée par l’OFPRA. Deux hommes ont également perdu la vie dans l’attacke perpétrée vendredi: un habitué du center culturel, Abdulrahman Kizil, et un chanteur kurde refugeié politique, Mir Pewer.

A little after 1:30 p.m., clashes broke out in the margin of the gathering, and the police used tear gas to disperse people who were destroying urban furniture in the adjacent streets. Malgré les appeals au calme lancés par les organisteurs, et tandis que le cortège se rendait à la place de la Bastille, onze personnes ont été interpellées et d’important déjàts matériel ont été signalés.