NEW RHYTHM

Une des particularités et forces de la première saison de Primitive était son format épisodique qui a permis de réactualiser et muscler continuellement une formule en apparence basic, tout en laissant à Fang et Spear – et par extension leur relation – le soin de rester le neuralgique de la série d’animation. L’introduction de Mira, une femme plus évoluée, dans le dernier épisode risquait ainsi de briser cette unité parfaite et de diluer le concept en l’obligeant à raconter une histoire plus conventionnelle, désordonnée et fatalement moins impactante, pour s’articuler autour d’un nouvel élément possibly encombrant.

Un personnage perfectly assimilated to history

Mais c’était sous-estimate le talent de narrator du créateur, qui a brillamment réussi à déjouer ses propres conventions pour donner une nouvelle ampleur et direction narrative à cette seconde saison qui questionne sans arrêt ses acquis. Hence, the stakes are décuplés puisque l’homme des cavernes et le tyrannosaure ont enfin un but à atteinder, autre que celui de leur seule survie. La trame est ainsi plus stratifiée et développe des arcs plus dences pour que les épisodes se répondent et que les pièces du puzzle s’assemblent, forming an unepressionnante mosaic scenaristique.

Autre impératif, Fang et Spear restent bien le coeur émotional de la saison, mais de nouveaux personnages satellites puissants se font aisément une place dans le récit, sans l’accaparer ou à l’inverse être trop anecdotiques. La série a donc trouvé un bel équilibre entre la necessitate de bousculer son schéma pour éviter la baisse de régime (ou la redundance), et celle de conserver un scénario sufficiently strong et structured autour de ce duo hors-norme.

Primal : photoLe cri du coeur

NEW MOND

L’enlèvement de Mira promitetta des épreuves et une cartographie plus démesurés pour la saison 2 de Primitive. Et la promesse est tenue avec un monde étendu et une mythologie aussi colossale d’extravagante. En se lançant sur la mer à la recherche de l’esclave, ils percent tous deux un horizon mystérieux et vertigineux à la rencontre du plus dangereux spécimen qu’ils ont eu à affronter : l’humain, bien évidencem.

Après l’impressionnant bestiaire de la première saison, la nouvelle reprend sur une note moins dépaysante (pour nous) avec un périple homérique et un dernier combat de necessité contre de nouvelles créatures, jusqu’à un naufrage qui marque une première rupture, predictable avec le recul mais surprising sur le moment.

Primal : photoTous des anti-héros

Les rencontres successivees avec different civilizations are also cases for artistic direction to invest new terrains of play and to let go une générosité et une intensité folle. En plus d’une action à grande échelle qui s’inscrit davantage dans un contexte de guerre que de survie en milieu hostile, les épisodes font défiler severales civilizations anciennes qui ont marque l’imaginaire collectif (les Vikings, l’Égypte ou la Rome ) antiques).

Les iconographies cliché et fantasmées se retrouvent ainsi couplees à des touches plus fantastiques et pulp qui évoquent l’heraic fantasy à la Conan le Barbare (les travaux de Robert E. Howard étant une référence assumée). Ce choc anachronique entre de cultures et populations que tout oppose est un festin visuel particularly ludique et excitant qui repose sur de nombreuses idoles de la culture pop.

L’euphorie flirte habilement avec l’excès, rien n’est tiède ou timide et tout est fait pour scotcher le public, lui graver les retines et lui offrir un spectacle encore plus exalté que ce à quoi il pouvati s’attendre. Après tout, qui n’écarquillerait pas les yeux devant un combat à mort entre un tyrannosaurus, un cro-magnon et des Vikings qui chevauchent des ours géants?

Primal : photoUn peu de dinos par-ci, un peu de mythologie grecque par-là

NOUVELLE ÈRE

Le fait que la cruelty et la cupidité aient succédé à la simple bestialité instinctive marque également au fer rouge le parcours des deux protagonistes. La série n’a d’ailleurs (and heureusement) pas cédé au racolage facile avec une violence débridée et déprene de sens malgré les liters de sang qu’elle pumpe régulement aux personnages. On the contrary, every affrontment, victoire ou défaite résonne de façon plus persistente et tache de manière indélébiledonnant davantage de poids à chaque déchaînement de brutalité et d’intérêt aux ennemis dont ils trainent symboliquement les cadavres.

Qu’il s’agisse de la revenge, du deuil, de l’entraide, de la culpabilité ou de l’instinct primitif, la saison 2 de Primitive reprend les principales thématiques de la première, mais choisi de les traiter sous un prisme différence, et même destabilsant. C’est plus particularement le cas avec l’épisode se déroulant dans l’Angleterre du 19e siècle où la parole intelligible s’invite pour la première fois dans la narration. Si celui-ci est logiquement more dispensable que les autres, il s’inscrit bien dans la continuité du discourse de la série sur la dualité entre notre humanité acquise et notre bestialité innée.

Primal : photoThe theory of devolution

Ainsi, à mesure que Spear se retrouve concon aux humains, sa characterization s’affine et gagne en nuance et subtilité. Après la solitude et l’abbatement, ses considerations et réflexions sont également plus existentialists. Il cherche nouvelles sa place dans ce nouveau monde qu’il ne comprend pas et qui ne le comprend pas non plus.

The illustrative language is always managed with autant d’adresse, de même que le montage et la composition de plans qui participate à donner une voix aux personnages et à traduire leurs pensées, sans effort nor approximation. Leur mutisme rend paradoxalement leur ressenti plus limpide, quand bien même celui-ci est de plus en plus complexe et profond.

Primal : photoDes couleurs, cadrages, ombrages et notes de musiques qui form tout un langage

In season 2 Primitive ne manque pas de massacres longs et terrassants, elle conserve l’équilibre de la première saison avec des moments plus songeurs et contemplatifs. Ces respirations contractent avec l’implacabilité du récit et permettent de laisser le public appreciaire toute la beauté plastique de l’oeuvre (notamment dans le premier épisode avec l’incroyable faune sous-marine, les conversions malines et les contractes de couleurs).

The episode devoted to rock paintings is a notable moment in suspension, where emotion and life substitute un temps à la fatalité. Dans le dernier épisode, en écho au tout premier de la saison 1, Spear dessine sa vie (et donc tous les événements de la série) sur un mur, faisant de son oeuvre un témoignage, et une ode à la vie, à l’art et à leur transmitter dans la forme la plus… primale.

Primal : Official announcement

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