On YouTube, des videos de jeunes “influenceuses” ouïghoures qui partagent leur culture en toute liberté contractent avec la répression que subit cette ethnie musulmane, documentée par plusieurs rapports des défenseurs des droits de l’Homme et de l’ONU. Un center de Recherche Australien has decorated more than 1,700 videos dans une étude parue mid-octobre et qui montre comment ces contenu sont en fait des relais de la propagande chinoise et de la vision du President Xi Jinpin.

“Vous voulez tout savoir sur le coton au Xinjiang? Alors suivez-moi. “Tout sourire, celle qui se presente sur les réseaus sociaux comme une jeune Ouïghoure surnommée “Anni Guli” proposes to its subscribers to “discover” with her a cotton field in Xinjiang, the Chinese autonomous region and cradle of the Turkophone Ouïghoure ethnic group à majorité musulmane.


The video made in Mandarin was subtitled in English and published on YouTube, on a certified account under his name.

Dans cette video publiée sur YouTube en April 2021, elle va interroger son “âînee” qui travaille dans les champs, avant de se jeter, dans un éclat de rire, sur un tas de coton fraîchement cueilli. Le tout en s’efforçant de vanter la qualité et la renttabilité du coton du Xinjiang, toujours sur le même ton enjoué.

La fresque bucolique delivered dans cette video semble à des années-lumière des accusations de travail forcé et des persécutions subies par cette ethnie musulmane, au nom de la lutte contre la radicalité religieuse. Plus d’un million d’Ouïghours would be enfermés dans des camps, selon l’ONU, qui évoque, dans un report publié le 31 août 2022, des “preuves crédibles” de violences sexuales et de “possible crimes contre l’humanité” envers Xinjiang’s religious minorities.

On YouTube, we find hundreds of videos of young “influencers”. Comme Anni Guli, beaucoup use le pseudo “Guli”, qui signifie “fleur” en ouïghour et designée les jeunes filles. Toutes livrent de belles cartes postales du Xinjiang, se mettant en scène en costumes traditionalels de soie brodés, devant des paysages grandioses ou dans des marchés et rues “typices” du Xinjiang.

“Pour les Ouïghours, c’est inpensable d’utiliser les réseaus sociaux étrangers”

Dilnur Reyhan, chercheuse ouïghoure française, alerte depuis des années sur la situation au Xinjiang. Auprès de la rédaction des Observateurs de France 24, elle dénonce ces contenus :

La réalité n’a rien à voir avec ces images. To begin, parce que pour les Ouïghours, c’est impensable d’utiliser les réseaus sociaux étrangers. This is part of the 75 signs of radicalization that can lead to heavy prison sentences. [Il est bien fait mention de l’interdiction d’utiliser des réseaux sociaux étrangers pour diffuser des « idées religieuses extrémistes ». Une notion vague qui peut conduire à des arrestations arbitraires selon les ONG de défense des droits de l’Homme, NDLR.]

Daria Impiambata works at the Australian Policy Strategy Institute (ASPI), a think tank on the origins of nominal reports on the Chinese eel situation. She and her colleagues have analyzed more than 1,700 videos made by 18 different “influencers”. Elles sont en majorité ouïghoures, mais aussi Kazakhs, tibétaines, mongoles ou encore hongkongaises : toutes issues de régions que le pouvoir central veut mieux “assimiler” à la culture de l’ethnie han, majoritaire.

Leur travail a permis de mettre en évidence plusieurs liens entre ces influenceuses et des organes du Parti communiste chinois:

The fact that these influencers seem to have a special laissez-passer pour diffuser sur YouTube sans aucune répercussion dans la vie reale était très suspect.

Nous avons très vite réalisés que les comptes de ces influenceuses étaiten en fait gérés par des sociétés privées, appelés “réseaux multicanaux” en Chine. Ces entreprises travailend beaucoup sur des videos de propagande.

Several influencers studied by researchers work with Chengdu Gray Man Culture Communication, an agency specialized in cultural content, notably in Sichuan, Tibet and Xinjiang. The agency has already carried out projects in liaison with the organs of the Chinese Communist Party (PCC). She, for example, “transformed a member of the party in Xinjiang into a real Internet star,” notes Daria Impiombato: she has nearly 870,000 subscribers on Douyin (TikTok in China).


Fergus Ryan, co-author of de-journal, author of a review of the march that India’s “Chengdu Gray Man” promotes the offer of 996,000 yuan (137,790 euros) Bureau of Culture, Sports, Radio, de la télévision et du tourisme du comté de Shayar pour transformer Renagul Rahman (热娜古丽-热合曼), un fonctionnaire du bureau, en influenceuse, ainsi qu’une video de celle-ci.

In China, les influenceuses gérées par cette agence font des millions de vues. Et elles s’exportent par ailleurs à l’étranger.

Des videos qui font le bonheur des embassades chinoises

Daria Impiombata and his colleagues received notes on the details of the Ouïghoures, representing the comme des sœurs, “Guli aînée” and “Guli cadette”, creating films based on “Chengdu Gray Man”.

Compilation “History of Xinjiang from Guli”était decliné sur Instagram, TikTok, Twitter et YouTube, des réseaus sociaux interdits en Chine. L’une d’elle, “Guli cadette”, a même réalisé pluses videos dans un anglais parfait. Their profile is now Twitter suspension, as well as on Instagram, TikTok and YouTube. Les chercheurs en ignorant la raison.

Screenshot of their Twitter account, now suspended. © Fergus Ryan / Twitter

Mais sur les réseaus sociaux internationaux, les videos des deux “sœurs” sont aujourd’hui toujours reprises par les relais traditionnels de la propagande chinoise, comme les embassades.


Une de leurs videos, ici partagee sur Twitter, le 16 mars 2021, par un porte-parole du Ministère des Affaires Étrangères chinois. L’extrait est coupé avant la mention du sponsorship par un organe local du PCC.


The Embassy of China in France shared on October 9, 2021 a video made by the Guli sisters.
The Embassy of China in France shared on October 9, 2021 a video made by the Guli sisters. © Les Observateurs

Idem pour les autres “influenceuses” ouïghoures, dont certaines ont collaboré avec des YouTubeurs occidentaux. On peut voir, for example, an influencer named “Mumu du Xinjiang” offers “typical” gifts from Xinjiang and dances with an Italian influencer.

The videos are also reproduced on several non-official pages centered on China. À chaque fois, ceux qui les publient se presentente comme “neutres” et affirmment vouloir “montrer une autre réalité” de ce qui se passe au Xinjiang.


Video des deux sœurs Guli sur une francophone facebook page.

“The content of this influence is in line with Xi Jinping’s vision”

Pour Daria Impiombato, il ya une volonté supported de faire passer ce contenu pour “des comptes ordinaires” où se distill la vision du Parti communiste chinois et de Xi Jinping.

Le contenu de ces influenceuses corresponds tout à fait à cette vision d’unité ethnique et de fidélité au parti, encouraged by Xi Jinping. Elles se presente comme très patriotiques, prêtes à se battre, en quelque sorte, pour leur patrie.

En apparence, il s’agit simply d’une chaîne YouTube proposant des contenus “lifestyle” [style de vie]. Beaucoup d’entre Elles parlent de chiots, d’élevage d’animaux dans la campagne de ces régions, etc.


Anni Guli s’occupe d’un louveteau abandonnée.

Ces influenceuses ne mentionnent pas d’autres specific aspects de la vie de ces groupes ethniques. Elles ne font par exemple jamais référence à leur foi. Même lorsqu’elles discussent des fêtes traditionalelles islamiques.

[Ces vidéos « lifestyle »] sont susceptible d’interesser plus de gens et de faire passer le message parce qu’elles ont l’air très authentiques. Elles donnent l’impression que ces personnes ne font qu’exprimer leur propre opinion.


Une “influenceuse” tibétaine explique les efforts des Tibétains pour communicar en Mandarin.

Depuis l’arrivée de Xi Jinping au pouvoir, le Tibet, la Mongolia intérieure ou encore le Xinjiang subissent des politiques d’assimilation culturelle, en faveur de l’ethnie majorityitaire Han. Ces influenceuses y font égamente écho, en évoquant réguillet la culture han et la valorisation du mandarin dans leur région.

>> LIRE SUR LES OBSERVERS : China: une brute politique d’assimilation culturelle fait craindre aux Mongols d’être “les prochains Ouïghours”

D’autres videos, que nous classons comme de la “implicit propagande”, the impetus l’idea que ces régions sont sorties de la pauvreté et se sont développees grâce au travail du PCC.


Dans cette video, l’influenceuse “Bonjour Dina” montre le développement économique de la ville historique de Kashgar.

Il ya enfin une propaganda plus explicit. Certaines de ces influenceuses, en particulier les ” deux Guli “, démentent frontalement les enquêtes étrangères sur le travail forcé illegal au Xinjiang ou des accusations de genocide originating des États Unis et d’autres gouvernements.


“Guli cadette” s’indigne en anglais: “When we show au monde ce qu’est vraiment le Xinjiang sur Twitter et YouTube, nous nous faisons calomnier”, en réponse à deux youtubeurs qui l’accusent d’être une propagandiste du Parti communist chinese.

If the profile of the two “sœurs” Guli has now disappeared from réseaux sociaux étrangers, beaucoup d’autres comptes d’influenceuses sont encore actifs sur YouTube. Pour Daria Impiombato, il n’est cependant pas forcement question de bloque ces accounts, qui ofrent malgré tout “un aperçu du mode vie de certaines personnes dans la région”, mais instead de mettre évidence leur link avec le PCC et de cease levr monetization.