“Une fenêtre double vitrage coûte à peu près 10,000 euros, on en a 148”: qu’ils soient privés ou publics, les châteaux de la Loire (centre-ouest de la France), font à l’augmentation du coût de l’ énergie en essayant de concilier protection du patrimoine et investissement dans les technology modernes.

A l’approche de l’hiver, le proprietaire du château de Meung-sur-Loire Xavier Lelevé s’inquiète pour sa facture de chauffage, gas et électricité, qui tourne d’habitude autour de 15,000 à 20,000 euros. Mais pas cette année…

« Ca va être multiplié entre cinq et dix. Ce n’est pas envisageable d’exploser le budget énergétique de cette manière “, se désole-t-il.

Des hausces qui, comme dans beaucoup d’entreprises, “impactent immediate le fonctionnement” et freinent les investissements dans la conservation. Tout comme le dialogue parfois compliqué avec les services publics du patrimoine, comme la Directional régionale des affaires culturelles (Drac).

Dans une partie interdite au public de ce château classé aux Monuments historiques, Xavier Lelevé détaille les fenêtres. Certaines sont en très mauvais état et le ruban adhésif sur les boiseries n’offre qu’un très limité rempart face aux assaults du froid.

Mais d’autres sont neuves. Fruits d’intense tractations avec la Drac, elles ont été fabriquées avec un cahier des charges ultra précis pour respecter l’esthétique du bâtiment.

“Une fenêtre cost à peu près 10,000 euros, on en a 148, donc vous voyez ce que le budget fenêtres peut représenter,” he explains.

Le château de Cheverny, center-ouest de la France, on June 26, 2001 (AFP/Archive – Alain JACCAR)

Loin des obstacles administratifs, Charles-Antoine de Vibraye a choisi de ne rien faire. Et tant pis si la facture grimpe, le succès du château de Cheverny, inspiration du Moulinsart des BD Tintin, lui permet d’absorber l’augmentation du fioul, dont il consomme 30,000 à 40,000 liters par an.

Le châtelain n’envisage pas non plus d’isolation: “Si vous imprissonnez la chaleur, vous faites du bien aux champignons potentiels et aux insects qui vont vous buffer votre bois.” Je crois qu’il faut limiter le chauffage au stricti minimum pour ne pas contrarier ce cycle sain d’échanges thermiques à l’intérieur d’un monument. »

Reste que les meubles d’époque se conservent mieux dans une atmosphere contrôlée: “C’est un peu la limite de mon raisonnement. Il faut faire en sorte d’avoir une chaleur minimale. The château is heated on the two tiers of its surface, but in particular in the rooms visited, with historic furniture. »

– «Chauffage la nuit à 8°C» –

Non loin de là, Chambord allume ses cheminées. Au pied de l’escalier de Léonard de Vinci, quatre grosses bûches alimentent doucement l’âtre, seule source de chaleur pour le visiteur.

Mais les bureaux, boutiques, la quarantaine de maisons du domaine, ainsi que les pavillons forestiers sont chauffés.

« La facture a doublé en deux ans. On est passé de 260,000 euros à plus de 600,000 dans le budget prévisionnel 2023″, regrette le director du Domaine national Jean d’Haussonville. On a budget of 30 million euros per year, this sum represents the equivalent of two temporary exhibitions and a festival.

Pour le directeur, la montée des prices ne fait qu’accelerant “la réflexion sur les sources vertueuses d’énergie”. Chambord has therefore rapidly launched two studies to be verdir: one on the installation of photovoltaic panels on the roofs of hangar techniques, the other on geothermal heating and biomass heating, histoire de profiter de la forêt.

Dès les prochains mois, le domaine entend investir dans sa forest de 50 km2 en installant une sawerie, ouvrant la possibilité à plus long terme d’utiliser son bois pour se chauffer.

Meanwhile, the château belonging to the State is trying today to reduce the invoice thanks to an informatique system for managing building techniques.

“C’est un logiciel qui permet par exemple d’éteindre les lumières s’il n’y a plus d’occupant dans une pièce et de réduire le chauffage la nuit à 8°C”, appreciates the director.

“Nous n’avons aucun doute sur notre capacité à faire 10% de réduction d’énergie dès 2023”, they assure-t-il.