The premiere season House of the Dragon superior son aînee Game of Thrones à plus d’un titre, notably pour son traitement des personnages féminins beaucoup plus respectueux.

In 10 episodes, House of the Dragon a pallié plusieurs lacunes de Game of Thronesque ce soit en renouant avec un vrai format sériel, en étoffant la characterization jusqu’ici absente des dragons, ou en améliorant le traitement des personnages féminins. Il faut dire que sur ce dernier point, la série mère n’a pas vraiment placé la barre très haut. Dès le premier épisode de la première saison, la nudité, l’inceste et la violence sexuelle à l’encontre des femmes sont devenus des arguments de vente officieux, jusqu’à ce que les viols et femmes en tenue d’Eve soient considérables comme une composante de l’ADN de la série de fantasy, en plus d’une dose crasse de fan service.

Comme l’avait promis le Showrunner Ryan J. Condal, House of the Dragon and Donc adj une direction moins racoleuseet accordé une place bien plus importante à ses personnages féminins qui sont tout autant maltraités par les hommes de l’univers, mais bien moins par la caméra et les scenaristes.

Warning: possible spoilers!

hail the queens

Daenerys Targaryen, Cersei Lannister, Arya and Sansa Stark, Brienne de Tort, Ygritte, Yara Greyjoy, Margaery Tyrell, Melisandre… Game of Thrones a beau avoir son lot de femmes badass, et même plusieurs au premier plan, la série est restée d’un bout à l’autre considerably déséquilibrée dans sa distribution du temps de parole. D’après une étude du groupe de recherche Ceretai, approximately 73% of the replicas ont ainsi été alloués aux personnages masculins sur l’ensemble des huit saisons, contre seulement 27% pour les femmes.

À l’inverse, dans House of the Dragonqui a pour l’instant l’avantage d’avoir une toile de fond plus étroite et donc moins de personnages avec lesquenches jugler –, les projectors se sont principalés les femmes de Westeros, en particulier Rhaenyra Targaryen (Emma D’Arcy) and Alicent Hightower (Olivia Cooke). They are elles qui se sont retrouvées au center des intrigues et noeuds politiqueset donc elles qui, dans une certaine mesure, mènent la famouse Danse des Dragons qui prendra son envol dans la saison 2.

House of the Dragon : Photo by Millie Alcock, Emily CareyUne amitié qui n’avait pas sa place dans un monde d’hommes

The fact of leaving women acceded to power is literally the starting point of the spin-off, while Rhaenyra’s legitimacy to wear the crown is the key to this first season’s misogyny and the equivalent of nos anciennes lois saliques de véritables enjeux scenaristiques et non un bon prétexte pour déshabiller et maltraiter les personnages dans un souci de “réalisme”.

Et quand bien même leurs relationships avec les hommes resten crucial dans le drollement des événements (whether with Daemon, Viserys or Criston Cole), les femmes interagissent davantage entre elles, que ce soit comme amies ou adversaires, pour se confront ou se supporter face au système patriarchal qui les entrave et les oblige à se monter les unes contre les autres.

House of the Dragon: photoUn jour amies, l’autre ennemies

LA CARACTÉRISATION DES FEMMES

apparently Game of Thrones a prêtente de nombreux profils féminins, mais qui respectaient tous deux archétypes. D’un côté, les personnages féminins qui convoitent le pouvoir, comme Daenerys, Cersei, Mélisandre ou Margaery, sont systematically ramenés à leur physique (toujours avantageux et exposé à un moment donné). Ainsi, leur pouvoir de seduction va constantem de pair avec leur ambition politique. Ce sont également Elles qui sont Les principales victims d’abus sexuels or de voyeurism de la part de la cameraet par extension du public.

House of the Dragon: photoLe point d’équilibre entre princesse et guerrière

On the other hand, the characters like Arya, Brienne, Yara or Lyanna Mormont – who do not seek to mount on the Throne of Iron – are presented as femmes fortes because they oppose the norms of the genre. Leur characterization première réside dans leurs traits masculins et le rejet de ce qui est considérable comme féminin, et donc faible. C’est ce qui, du point de vue des authors, fait leur qualité et ce qui leur épargne le même traitement que celles citées plus haut.

encore, House of the Dragon prend le contrepied de ce modèle avec des personnages féminins moins stéréotypés, qui siruvan les normes de genre autant qu’ils s’y opponent (plus particular dans le cas de Rhaenyra). Et contrairement à Sansa ou Daenerys, qui sont devenus des personnages forts en partie parce qu’elles ont été abusées, la fille aînée de Viserys est d’emblée présentée avec une personality affirmée, de par son assurance innée et son statut social élevé. Alicent, quant à elle, a droit à une écriture plus subtile que celle de Cersei et échappe à l’étiquette d’antagoniste grâce à son statut plus ambigu, comme ceux de Jaime ou Tyrion Lannister.

House of the Dragon: photoUne femme qui contrairement à Cersei pense realmente faire ce qui est juste

LA VILENCE SEXUELLE…

Certes, House of the Dragon s’est calmé sur la nudité gratuite et l’hypersexualisation (ce qui n’empêche d’ailleurs pas le scenario de s’interesser à la sexualité de Rhaenyra), mais la violence sexuelle n’a pas disparu pour autant. Elle se traduit juste différemment à l’écran. Comme l’avait explicable à Diversityla scénariste et producerice executive Sarah Hess, au lieu de montrer frontalement le viol d’une domestique par Aegon comme c’était le cas pour ceux de Daenerys, Cersei et Sansa, la série a choisi de laisser cette aggression hors champ pour se concentrator sur les consequencessur-la-victime elle-même and sur-Alicent, à travers un échange effroyable qui en dit long sur l’évolution de l’ancienne Lady.

Aegon n’a donc pas “besoin” de torturer physiquement et/ou psychologiquement une ou plusieurs femmes devant les téléspectateurs pour être characterizede comme une enflure sadique et perverse (pour rester poli). La simple mention du viol – pardonnez la récurrence du mot – qu’il a commis ou de ses deviances vis-à-vis des enfants suffit à en faire un rejeton aussi abject que celui de Cersei et Jaime. De la même façon, le simple fait qu’Otto ordonne à sa fille de mettre une des robes de sa mère défunte pour aller “réconforter” le roi suivi d’un plan d’Alicent qui se ronge les ongles suffit à mettre évidence son mal-être et l’horreur de la situation.

House of the Dragon: Photo by Tom Glynn-KearneyVioleur, de père en fils

Viserys, qui est pourtant un des personnages les plus apprècis de la saison, réclame quant à lui sa femme pour qu’elle s’acquitte de son devoir conjugal et l’objectifie pour assouvir ses besoins, sans prendre en consideration son ressenti ou ses envies . The fact that the scene begins en plein milieu de l’acte, that Viserys n’apparaisse qu’en amorce et que la caméra reste fixée sur le visage passif et résigné d’Alicent est une façon moins crude de représenter le viol, en l ‘the occurrence of le viol conjugal. Cela permet de ne pas en faire l’apanage des personnages ambivalents ou clairement monstrueux comme Khal Drogo ou Ramsey Bolton qui usaient de violence, arrachaient les vêtements de leurs victims, les soumettaient physiquement et les faisiants pleurer ou crier.

Il s’agit égamente d’une autre approche narrative par rapport à Game of Thrones, où les viols étaiten plutôt des cases de reinforcer la characterization des personnages masculins. Sansa’s polemical violence was, for example, a screenplay tool to interest Theon’s duality and diabolise un peu plus Ramsey (au cas où il ne l’était pas assez), and those of Daenerys were autant un moyen d ‘accentuer l’innocence de la jeune Targaryen que la brutalité de celui à qui elle a été vendue.

House of the Dragon : photo, Paddy Considine, Emily CareyToute la culture du viol en une poignée de scène

…MAIS PAS QUE

House of the Dragon éprove ses personnages féminins, mais pas uniques sous un prisme sexuel. D’une façon plus générale, les dix épisodes insistent sur le fait que les hommes se servent des femmes comme de simples pions et disponible d’elles comme bon leur semble. Otto a offered sa fille au roi pour concrétiser ses ambitions, la Princesse Rhaenys a été évincée du trône qui lui revenait de droit puis a été muselée par son mari, et Daemon a té sa première épouse par interêtre. De leur côté, Lord Larys fait chanter Alicent et Viserys a signe l’arrêt de mort de sa première épouse en autorisant les mestres à praticer sur elle une césarienne non consentie qu’ils savaient mortelle.

L’accouchement est d’ailleurs un motif recurrent de la saison. Each birth marks a pivot in the narration and redistributes the cards, while the death of the mothers in couches is further exploited by the scenario, and not left out of the field as often in Game of Thrones. Dance House of the Dragonla maternité est elle aussi constrainte et contrôlée par des hommes qui s’arrogent le droit de vie ou de mort sur des femmes qui ne sont plus considéraires que comme des incubatrices.

House of the Dragon : photo by Emma D'ArcyRhaenyra, oblige de se plier aux règles du jeu et d’enfanter

Si le fait d’avoir des enfants confronte les envies et les devoirs de Rhaenyra (elle aime les enfants qu’elle ne voulait pas avoir), l’importance de maternité est aussi l’occasion d’aborder la misogynie intériorisée, notably lorsque la reine Aemma parle d’elle et de sa fille comme des “ventres royaux” et de son lit d’accouchement comme de leur champ de bataille à Elles.

C’est pourquoi la mort de Laena Velaryon, un personnage pourtant minor, est aussi symbolic et marquante, la deuxième épouse de Daemon ayant préférer perir noblement par les flammes de Vaghar instead que de subir le même sort dehumanisant que la précédence souverainee. On esperre donc que la deuxième saison gardera la même trajectory dans sa représentation des femmes et un treatment aussi juste des violences qu’elles continueront de subir d’une façon ou d’une autre.

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