In 2003, Eric Vallet released la porte des enfers, entrainant ses spectateurs dans un périple horrifique et viscéralement Maleficent.

Si le cinéma d’horreur vous fascine davantage par sa capacité à convoquer vos primaires angoisses, plutôt qu’à sustiger les sursauts, Maleficent est definitivement un inmanqueble. Eric Valetta’s debut film is a reeton film, mais invrazisemblamente, a genius de la obscure French film The 2000s, beginning after Promenons-nous dans les bois de Lionel Delplanc.

Issue du meilleur du cinéma de genre français, Maleficent n’a pourtant pas grand-chose à voir avec d’autre longs-métrages de la même period avec quelles il aurait pu être assimilé tels que l’ignoble Broceliand de Dag Title (2003) or incredible Bloody Mallory de Julien Magnat (2002). Hors de son temps, le long-métrage horrifique aurait davantage sa place dans Guillermo del Toro’s Cabinet of Curiosities, qui a débarqué sur Netflix à l’occasion d’Halloween.

Terrifying and irremediable Lovecraftian, Maleficent se saisit de son concept avec une radicalité implacable et pousse sa visite de l’enfer jusqu’aux plus insoupçonnés tréfonds. Voilà un film qui déclare : Vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir” et qui accomplit décidement with a mission. Un véritable éloge de l’obscurité qu’on avait envie de mettre en lumière.

L’extérieur tient à si peu de choses

French fryer

Greatly motivated by success Pacte des loups de Christoph Hans, In 2001, the French cinema attempted to pair the fantastic and the horror, initiating a new generation of passionate filmmakers. and talented. Une petite période de grâce de laquelle ont émergé quelques noms qui nous sont encore familiers. On pense spontanément à Alexandre Aja (with son High tension en 2001), Pascal Lagier (St. Ange en 2004) or encore Fabrice Du Veltz (Calver en 2005), tous encore en activité de nas jours dans le cinéma de genre. If certains ont pris quelques détours via le cinéma américain – attracted by the sirens of Hollywood success – d’autres n’ont jamais decollé au-delà de leurs premières oeuvres.

Parmi eux, Eric Valette awaits a beautifully realized film in 2003, the object of a greater passion of French horror cinema. A premier feature film endowed with unstoppable radicality and très rare cauchemardesque force. Sur une idée originale du scénariste François Cognard, une petite équipe d’auteurs issues des Guignols de l’info se metten à écrire le scenario d’Exit, curieux film carcéral où les prisonniers cherchent à s’évader de leurs geôles par la magie noire. Alexandre Charlot and Franck Magnier are rejoining Eric Vallet, the Australian release Guignola, à la realization. The film devient alors Maleficent, Tout Premier Projet du Trio au cinéma.

Maléfique : photoSher magazine…

Deeply inspired by the films of Brian Yuzna (Necronomicon, Reanimator 2) and Stuart Gordon (Reanimator, Aux portes de l’au-delà, Masters of Horror), Cognard, Charlot et Magnier vont tirer leurs ressources de la série B américaine. Ils mêleront alors le fantastique littéraire, gothique, à un sens du gore efficace, rusant pour economizer leurs moyens, concentrant les effets surnaturels sur l’essentiel. Les scénaristes, et Valette, ont pris très au sérieux le genre horrifique : ils ne cèdent jamais à la caricature et ne se permettent qu’un humor premier degré, jamais tourné vers la derision.

Maleficent est ainsi un huis clos carcéral, ne compandente que quatre personnages principaux – incarnés par Gérald Laroche, Philippe Laudenbach, Clovis Cornillac et Dimitri Rataud – rêvant d’une unpensable évasion. Si les quatre piteux murs qui les enferment ne payent pas de mine, ils n’en sont pas moins les bordures d’une infranchissable cage et aucun des prisonniers n’a les moyens de jouer les passe-murailles. Du moins jusqu’à ce que l’un d’eux trouve le carnet d’un ancien éténet, un tueur en série du nom de Charles Danvers, versée dans les arts ésotériques.

Ce qui se réveille être un grimoire – et un mauvais génie – change bientôt leur cellule en un labyrinthe compressé, Au Bout Duquel Miroite Une vain chance de Salut. Stage by stage, the mortal trap is revealed.

Maléfique : photos by Philippe Ladenbach, Gérald LarocheEt… ça tourne!

down by law

De bien des façons, Maleficent se construit comme une tragédie racinienne, focalisant toute son action dans un seul et unique decor, avec un nombre réducit de protagonistes et tous les méchanismes de la fatalité à portée main. Ainsi, Carrère, Lassalle, Marcus et Pâquerette sont tous prisonniers de la même scenène close avant même d’être des bagnards. Tous confinés dans un purgatoire miniature pour des fautes différentes et tous issus d’existences radically opposés les unes aux autres, ils sont d’abord conconçon à leur propre mediocrity commune avant de faire l’expérience du surnaturel.

Si chez Jim Jarmusch or Frank Darabont le thème de l’évasion est synonyme de rédemption et renforce, via l’amitié et la solidarité, l’humaine condition des prisonnieres, c’est ici le total inverse. À l’instar du Huis clos de Jean-Paul Sartre, autrui est automatically contributor de l’enfer commun. En dehors de toute affection ou hostilité entre les quatre hommes, c’est leurs perspectives sur leur propre culpabilité qui les divides. Carrère n’a aucun remords et ne se considre pas comme un criminel; il est obsédé par l’extérieur où se trouve son fils, tandis que ses comparses sont conscients, à differents degrés, de leur marginalité et de leur unknown retour à la vie normale.

Maléfique : photos by Philippe Ladenbach, Gérald Laroche, Dimitri RataA beautiful team

Maleficent fait donc le pari audacious de concentrator toute son action dans un seul cadre, anxiogène et sinister, et avec un groupe de héros affligés par des crimes et des characters antagonistes les uns aux autres. En ressort un malaise perpetuel, une ambiance viciée qui sugestile l’embarras chez le spectateur et le pushe à envisager l’évasion de la même manner que Carrère. Avec pour seul espoir l’unique fenêtre à barseaux de la cellule, on watch les lueurs du jour à travers les yeux du forçat. À ce stade, l’enfermement constraint est devenu apparently l’ultime abîme et il paraît impossible de creuser plus profond. À la moindre main tendue, on ne peut que croire que celle-ci nous remontera.

C’est la conviction que nous partageons avec nos protagonistes lorsqu’apparaît le journal de Charles Danvers et qu’à sa lecture, Carrère se met en tête que celui-ci leur ofre une échappatoire. C’est via cet indispensable MacGuffin, que le génie horrifique du film peut se déployer. Cette cage sempillat l’enfer pour Carrère et pourtant, il n’en était qu’à peine le premier cercle. Tout comme pour un malheureux qui s’enfoncerait dans les sables mouvants, toute volonté d’y écamper est en réalité contre-productive.

C’est le ressort sur lequel repose Maleficent dont l’évasion est un puits de Danaïdes et dont l’issue paraît bloquée par un rocher de Sisyphe. Le désespoir constitue l’ADN profond de cette petite perle de noirceur, mais si elle parvient à véritable déterrer la peur et l’angoisse dans son récit en forme de catabase, c’est par l’emploi d’un purely Lovecraftian pandemonium.

Maléfique : Photo by Dimitri Rataud C’est à force de se ronger les ongles, ça

lovecraft country

On l’écrira sans crainte ici, le film d’Eric Valette est l’une des plus remarquables adaptation des œuvres du célèbre auteur fantastique HP Lovecraft. Loin d’être un simple recopiage d’une des nouvelles de l’écrivain, Maleficent s’inscrit comme une continuité logique et fidèle de ce qui était instillé dans sa littérature. Nous avons donc affaire à un long-métrage à 100 % Lovecraftien, mais encore faut-il expliquer ce qu’on entend par là. Au-delà de parler d’horreur cosmique ou de dieux aliens ou de monstres tentaculaires, Lovecraft et l’un des grands réinventeurs d’un des nowreis piliers de l’horreur moderne: l’inquietude face aux ténèbres.

C’est-à-dire les peurs primales que sont les craintes de l’inconnu, de la mort ou de l’autre, qui entrainent les hommes dans de vaines tentatives de maîtrise leur destin. Des expériences qui bien évidencem ont quasiment toujours des conclusions atroces. C’est la fameuse”science without conscience qui n’est que ruine de l’âme” de Rabelais, qui devient ici plus vulgarement de la “magie noire.” Ceux qui sont conconçon à elle sont toujours poussé à la folie ou à une fatale résolution et elle ne peut rien apporter de bon à qui que ce soit. Maleficent s’imprègne definitivement de cet esprit là, tout en faisant des références explicites aux ouvrages de Lovecraftafin de ne jamais désavouer son of inheritance.

Maléfique : Photography by Philippe LaudenbachLe prix de la connaissance est toujours trop lourd

Charles Danvers, the sorcerer of film’s paranormal origins, is an ersatz Gilles de Ré as Aleister Crowley and is a newcomer to film and literature. Son livre évoque ainsi le “Al Azif”, nom arabe du Nécronomicon (très célèbre grimoire, qu’on retrouve par exemple dans) The evil dead) et des divinités lovecraftiennes telles que Yog-Sothoth, Tsathoggua, ou encore Hastur. D’un autre côte, le mystérieux Hyppolite Picus, cinquième prisonnier, relie la littérature au cinéma.

Alors que neither the origin nor the purpose of the personage are ever known, this one introduces a second MacGuffin which, after the book, allows a Maleficent de pleinée supposes la singularité de son adaptation : une caméra. Thanks to this, the second act of the film is possible and opens a new infernal porte to the protagonists without which they cannot exist. Unlike Danvers, Picus is not a sorcerer, and seems instead to be a chaotic entity, en décalage des autres personnages, et conscient de sa fonction dans la structure du film.

The camera takes symbolically the relais du carnet de Danvers (in which the sorcerer testifies to his own life like the narrators of Lovecraft’s novels) to open the way to the medium of film. The book remains a crucial instrument for the denouement of the intrigue, but now virgin of all writing, it does not constitute a simple auxiliary to the image. Abandoning les derniers survivants à leur sort ainsi qu’à un troisième et ultime objet, un autre type de caméra (particularly terrifying) amènera Carrère à la most terrible concession avec le mal et offrira au spectateur un plan final obsédant et brillant d’effroi. Tout le schéol contenu en un consider.

Maléfique : photoLook at me

Maleficent, malgré sa nature assez confidentialielle, est encore aujourd’hui l’un des terrains de jeu cinématographique les plus ambitieux et réussis pour les amateurs de frayerurs, de bons films et d’occulte. Une profonde descente aux enfers aussi intelligente qu’horrifiante, qui parvient parvaient parfaitement à nouer (et dénouer) the link entre la littérature Lovecraftienne et le cinéma, qui est une obsession toujours actuelle de nombreux réalisateurs (recently avec Le Le Cabinet de curiosités) et entraigne avec passion tous les amateurs du genre dans son délire phénoménal.

Enfin, cinephiles, bibliophiles et même amateur du jeu de rôle l’Apel de Cthulhu – qui reprend tous les codes parfaits d’une histoire lovecraftienne – trouveront ici leur compte; retrouvant dans ce conte carcéral et ténébreux, la parfaite retranscription d’un groupe d’investigateurs paumés, en prises avec des forces malfaisantes. Que ce soit pour Halloween ou une atre case, le film d’Eric Valette est absolument à redécouvrir.

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