Quelle sont les sorties cinéma de la semaine du 26 octobre? La Proie du diable, Plancha, La Conspiracy du Caire

Every week, Écran Large makes its march in the cinema halls, and selects some unmissable releases and films (for good or bad reasons). Avec de la possession démoniaque, un Game of Thrones au Caire, une grillade qui manque de cuisson, un strike empoisonné, la naissance de l’Antéchrist et le retour du cousin de Dracula.

The best way to see the film

Forays qu’on conseille

La Conspiracy du Caire

Duration: 1h59

De quoi ça parle : Simple fils de pêcheur, Adam réussit à intégré la prestigious université Islamique du Caire. Except when the Grand Imam à la tête de l’institution dies suddenly, it’s a struggle of power and influence à la laquelle il va être conton contre son gré.

Pourquoi il faut le voir : Alors qu’il avait fait sensation avec Le Caire confidential et tenu en haleine avec son film d’action contractor, Tariq Saleh premieres at Cannes 2022 Official Competition. La Conspiracy du Caire s’annonçait comme un grand thriller avec son pitch alléchant, la promesse de départ a été plus que tenue. Récompensé très justement du scénario des mains du jury presidente par Vincent Lindon, le long-métrage du Sédois d’origine égyptienne est un concentré de tension.

Sans perdre de temps, le cinéaste nous plonge très vite dans le vif de son intrigue en immisçant son jeune héros dans les arcanes dès le premier quart d’heure. Une manière efficace pour dynamiter ce récit tendu, où les jeux de dupes et les trahisons se succèdent dans une spirale infernale. Et si oui, le long-métrage ressemble à un petit polar minor sur le papier, il a toutefois l’intelligence de s’attaquer frontalement à multipleis maux: le dangereux fanaticisme religieux bien sûr, mais au-delà, une corruption politique inébranlable reflétant une réalité du monde bien au-delà des frontières égyptiennes.

La note d’Ecran Large : 4/5

Notre critique de La Conspiracy du Caire

Bowling Saturn

Duration: 1h54

De quoi ça parle : à la mort de leur père, Guillaume, policier ambitieux, ofre en gérance le bowling dont il vient d’hériter à son demi-frère Armand. Dans un monde régi par les rules de la chasse, l’héritage est maudit et va plonger les deux hommes dans un gouffre de violence…

Pourquoi il faut le voir : Because the new film made by Patricia Mazuy is un diamant noir et perturbant comme on en voit trop peu dans le cinéma français. D’abord errance malsaine puis polar toxic, Bowling Saturn se balade entre les genres et les registres tout en les contaminant de son obscurité, notably grâce à une mise en scène lancinante, une bande originale électrique et un casting superbe d’étrangeté.

À l’image des performances du magnetic Arieh Worthalter et de l’inquiétant Achille Reggiani, Bowling Saturn it, intrigue and hypnotism. Si le film est un peu trop opaque et exigeant durant toute une première partie de son récit, sa seconde vient éclaircir au fur et à mesure ce qui sâvère être un vertigineux pamphlet contre la masculinité toxique qui ronge l’âme les protagonistes. Dark, cruel and amer, Bowling Saturn restera, pour sûr, une des propositions les plus radicales de cette année 2022.

La note d’Ecran Large : 4/5

LES SORTIES QU’ON CONSEILLE MOINS

PLANCH

Duration: 1h38

De quoi ça parle : Les vacances de quatre couples de nantis bloqués en Bretagne au lieu de la Grèce à cause d’une grève. C’est drôle parce qu’il pleut.

Pourquoi on ne le conseille pas : La comédie vacancière de gros bourgeois bouffis de beauferie a vécu depuis au moins Les Bronzés font du skimais le cinéma français continue tirelessly de taper dedans avec Plancha. Comme si Les Bronzés 3 : Amis pour la vie others Ensemble Nous finirons n’avaient pas suffi, voici donc Lambert Wilson, Franck Dubosc, Jerome Commander and Guillaume De Tanquedec qui étalent leurs petites amitiés suffisantes, faites de tendres mesquineries et d’affectueuses infidélites. Comme c’est mignon.

Un film “tranche de vie” vu et revu beaucoup beaucoup trop de fois, une poussière parmi la légion des épigones fumistes de Claude Sautet. Plancha cache à peine sa nature de gros téléfilm friqué photographié sans le moindre égard pour la notion d'”esthétique”, ou de “sens”, ou simplement d'”oeil”, mais pire encore, il n’est absolument jamais drôle ou touching, la faute à un portrait minable et hypocrite de l’amitié. Comme les millions de clones qui l’ont précédé, celui-ci est aussi plaisant que de se passer les gonades à la pierrade.

La note d’Ecran Large : 1/5

Notre critique de Plancha

La Proie du diable

Duration: 1h33

De quoi ça parle : De soeur Ann à l’école des Exorcistes. Persuadée d’être en contact direct avec les forces demoniaques, la jeune femme entend bien suivre un cursus aux côtes des prêtres.

Pourquoi on ne le conseille pas : Parce qu’en plus d’être un film d’épouvante purulent, c’est aussi un film fantastique punt. Une fois remis de l’alanche de jump scares extremente prévisibles pour quiconque s’inflige régulement ce genre d’arnaques, il faut se coltiner toutes les bondieuseries niaises qui émanent de ce postulate complètement con. C’est un authentique cours de catéchisme réac’ maquillé en faux teen movie pour bigots que nous propose ici Daniel Stamm.

Alors si vous lovez aller à la messe, si vous pensez que la ternité n’est pas un choix, mais une obligation divine et si vous prenez du plaisir à être secoué comme une bouteille de jus d’orange avec pulpe (la seule acceptable, on est bien d’accord), n’hésitez pas à prendre votre place, puis à rester chez vous jusqu’au prochain catho-porn nauséabond.

La note d’Ecran Large : 1/5

Notre critique de La Proie du diable

LES RESORTIES COOL

LE JOUR DE LA BÊTE

Duration: 1 hour 44 minutes – Departure: 1997

Le Jour de la bête : photoUne belle bande de bras cassés

De quoi ça parle : D’un prêtre qui parvient à établier le jour de la naissance de l’Antéchrist. Pas de bol : c’est pour bientôt.

Pourquoi il faut le (re)voir : Parce que c’est l’un des nombreux sommets de la carrière d’Álex de la Iglesia, le plus sympathique des trublions du cinema ibérique. Moins outrancièrement baroque que ses autres faits d’armes (d’Action mutant a Wizards of Zugaramurdi en passant par le sublime Ballad of three hundreddans un autre registre), Le Jour de la bête déploie son récit délirant (le prêtre cherche à devenir le pus grand des pécheurs pour forcer le diable à le combattre) avec prudence, mais non sans enthousiasme.

Because c’est evidently l’occasion pour l’Espagnol de retourner contre eux les préceptes religieux et leur manichéisme absurde, sans toutefois chercher le blasphème à tout prix. Comme à son habitude, le cinéaste extrait de ses provocations plus ou moins subtitles une forme de jubilation et une tendresse certaine pour les personnages allumens. Leur parcours continue d’arracher des sourires, voire de francs rires, surtout si c’est la dernière restauration qui est proposed.

La note d’Ecran Large : 4/5

Nosferatu the vampire

Duration: 1h34

Nosferatu le vampire : photo

Dans l’ombre du vampire

De quoi ça parle : Le sinister count Orlok, vampire de Transylvania se rend dans la petite enclave de Wisborg afin de s’abreuver du sang de l’innocente Ellen. Il profite de l’occasion pour semer la mort et la désolation sur son passage.

Pourquoi il faut le (re) voir : Tout simply parce que Nosferatu the vampire appartient à la famille des grands classiques du cinéma muet à voir au moins une fois dans sa vie. Emblème du mouvement expressioniste allemand, le film d’épouvante de FW Murnau freely adapte le novel Dracula de Bram Stoker (sans avoir obtenu les ayants droit, ce qui a valu un procès au cinéaste et à la production).

Le long-métrage, quant à lui, fait preuve d’une inventivité et d’une audace visuale folle, chargée du symbolisme ésotérique cher à Albin Grau, collaborator de Murnau et producer, en charge de la direction artique. Famous as well for his mastery of games of shadow and light as for the performance of Max Schreck dans la peau du vampire, Nosferatu the vampire éblouit par son impressione modernité.

La note d’Ecran Large : 666/5

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